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Nokia N900 : Premières impressions (1)

mercredi 23 décembre 2009, par Jean-Baptiste Balleyguier

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Nokia a lancé en décembre en France, son ordinateur de poche (MID : Middle Internet Device) N900. Celui-ci succède aux N700, N800 et N810 en leur ajoutant quelques fonctionnalités inédites : le téléphone, la 3G et l’appareil photo.

Attendant la sortie de ce matériel depuis la sortie du N810, il y a deux ans environ, j’étais très impatient de me procurer la bête.

D’un point de vue matériel, le N900 est bien loti :

- Processeur ARM à 800Mhz
- 256Mo de RAM
- 32Go d’espace de stockage
- Slot d’extension de mémoire
- Clavier physique
- Ecran HD tactile (résistif)
- APN 5Mp (avec optique Carl Zeiss)
- GPRS/3G/Wifi
- Puce GPS
- Connexion Mini-USB
- Accéléromètre
- Emetteur FM
- ...

La bestiole est certes épaisse et un peu lourde, mais la qualité du matériel compense largement cet inconvénient.

Mais l’une des principales forces de ce téléphone reste son système d’exploitation dérivé de la distribution Debian GNU Linux. Il possède une interface tactile très agréable, utilisant les capacités d’OpenGL 2.

Nokia a fait le pari de l’open-source pour ses smartphones haut-de-gamme, en misant sur Debian, Qt (Nokia a racheté la société Trolltech qui développe ce langage graphique), et de nombreux autres projets libres.

Le résultat est là : le nombre d’options est incroyable et tire pleinement partie des capacités du réseau 3G et du Web nouvelle génération. Le logiciel intègre donc nativement un client SIP (VoIP), Jabber et Gtalk. Il est également aisé de consolidé son répertoire avec ses contacts Facebook, Twitter etc...

Le système profite bien du caractère ouvert de Debian, notamment au niveau de la gestion des applications : il est très aisé d’ajouter des dépôts logiciels et d’accéder aux applications encore en beta-test (à ses risques et périls).

Autre aspect agréable : le multitâche, qui permet de faire tourner en tâche de fond, plusieurs applications sans regretter ni perte de performance, ni perte de données.

L’interface pour sa part est très fluide. 4 bureaux virtuels sont à disposition, où l’on peut déposer sous forme d’icône ou de widget : contacts, liens web, raccourcis d’application... Un glissement permet de passer de bureau en bureau.

Les menus peuvent sembler un peu psychédéliques pour qui a toujours utilisé un téléphone non tactile, mais on s’y habitue relativement facilement.

Le firmware n’ayant pas encore été testé à grande échelle, il reste encore quelques imperfections, notamment une fuite de batterie visiblement liée au module WiFi. La gestion de l’accéléromètre est encore largement perfectible : le passage du mode paysage au mode portrait (pour le téléphone) n’est pas assez réactif.

La prochaine fois : les applications phares du N900...

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