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Shintechnology opte pour une démarche 100% blog, 0% actu : Mais pourquoi suis-je en train d’utiliser ce clavier !

jeudi 11 février 2010, par Shintechnology

Avec un dernier article posté le 30 décembre, Ticnews fait grise mine. Et pour cause, malgré l’actualité florissante liée aux nouvelles technologies, largement occupé par mes deux autres sites internet ainsi que mon travail et ma vie personnelle, je dois bien avouer que je traîne un peu des pieds pour me rendre et écrire sur Ticnews (qui en terme de visiteurs est le moins bien doté de « mes » [entre guillemet car je suis co auteur de Tic news] sites internet). La difficulté et l’avantage des nouvelles technologies, c’est que « par essence » devrais-je dire, elles évoluent perpétuellement et constituent donc un sujet susceptible d’être traité quotidiennement. Le problème sous jacent, c’est qu’il est très difficile de prendre du recul par rapport à cette matière. Pour Ticnews, je prends donc le parti personnel d’écrire uniquement pour me faire plaisir (ce qui je pense rendra mon écrit plus fluide et me permettra de prendre moins de temps à écrire) et de ne pas parler de ce qui sort (hormis ce qui me paraît atypique ou peu traité ailleurs). Difficile exercice mais à mon sens autrement plus intéressant.

Ma petite réflexion du jour concerne la première chose qui me vient sous les yeux : mon clavier. Etrange matériel que ce conglomérat de 108 touches disposées de manière intemporelle. Malgré les avancées technologiques que l’on peut connaître en matière de poids des touches, retour sensitif, représentation virtuelle ou d’ergonomie (clavier courbé, clavier en deux parties etc.) je retrouve immanquablement depuis vingt ans ces 108 mêmes touches devant moi.

Pire encore, je refuse que mon prochain téléphone ne comporte pas de clavier au sens premier du terme. Après une rapide recherche, il est intéressant de voir que ce matériel à conduit à des études comme « la fable du clavier (http://enssibal.enssib.fr/autres-sites/reseaux-cnet/87/02-liebo.pdf) qui explique pourquoi, malgré le fait que cette disposition de touche ne soit pas forcément la plus pertinente (basée sur la récurrence des lettre de la langue anglaise et la nécessité de contourner les blocages des tiges dans les machines à écrire, en gros « ralentir la personne »), nous continuons quotidiennement à l’utiliser.

L’article remet d’ailleurs en cause cette fable autour de l’histoire du QWERTY, mais dans tous les cas, j’observe que depuis l’époque des machines à écrire, on utilise toujours la même chose ! A ce sujet, qui se souvient qu’une commission nommée Albert Navarre a tenté de contrer l’influence anglo saxonne du claver AZERTY (adaptation du QWERTY) en proposant un clavier ZHJAYSCPG (correspondant à la fréquence d’utilisation des lettres dans les mots français) en 1907 ?

Personne car rien n’est jamais parvenu à concurrencer le AZERTY. Vous trouverez sur wikipedia à l’aide du mot clé DVORAK toutes les tentatives qui ont pu être jugée plus pertinente que AZERTY sans pour autant trouver l’adhésion du grand public (http://fr.wikipedia.org/wiki/DVORAK notamment les projets http://bepo.fr/ et dvorak-fr http://www.algo.be/ergo/dvorak-fr.html ) .

En même temps, qui voudrait ré-apprendre à utiliser un clavier différent ?

Personnellement, je pense sincèrement que mon cerveau a bien intégré la position des touches (un peu comme ma langue maternelle) et j’aurais sans doute une réticence naturelle à aller vers autre chose (allez demander à un pianiste de jouer de l’accordéon). Mais quelque part, n’est ce pas dérangeant de se dire qu’en raisonnant de cette manière, mes arrières petits enfants se retrouveront toujours et encore face à ces 108 touches alambiquées pour communiquer (car le tactile n’a fondamentalement pas changer grand-chose à la donne, hormis peut être le fait que je préfère mon bon vieux clavier physique).

Un peu déprimant comme perspective. Alors, y a-t-il une vie après le clavier ?

Même les systèmes de reconnaissance vocale nécessitent souvent des corrections et l’on voit mal quel système pourrait éluder complètement ces points de raccordement alphabétique. Un système par influx nerveux affichant la lettre A lorsque l’on pense à la lettre A ? Mais l’inconscient qui me permet de taper à grande vitesse ne va-t-il pas plus vite que de demander à mon conscient de visualiser des lettres (c’est un peu lorsque l’on regarde les cadors de certains jeux vidéos qui ne regardent fondamentalement plus ce qui peut se passer à l’écran mais qui ont parfaitement intégré le processus du jeu) ?

L’avenir dira ce qu’il en est mais il faudra toujours un point de contact entre la machine et l’homme et une transmission de données. En attendant, je me rends compte en écrivant cette note que je suis accro à mon clavier. Ce léger bruit retentissant à chaque frappe m’indique inconsciemment que mon instruction a bien été prise en compte alors que la résistance à mes doigts me permet sans doute de circuler agilement de touche en touche. Celui qui parviendra à me convaincre de rompre avec ces sensations aura sans doute véritablement innové !

En attendant, je vais tenter de jouer le jeu et de tester le programme bepo (http://bepo.fr/) pour voir si cela change véritablement quelque chose

Portfolio

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